MARGAUX
Une appellation tellement prestigieuse
qu’elle donna son nom… à un prénom.

Naissance
Tout commence à l’époque gallo-romaine, période pendant laquelle la vigne apparaît à Margaux et sur de nombreuses terres du bordelais. Il faudra pourtant attendre la fin du xviiie siècle pour voir apparaître les premières techniques de vieillissement, l’émergence du concept de qualité et les débuts des assèchements de marais. Les ingénieurs hollandais drainant cette région marécageuse que formait le Médoc mirent ainsi en valeur les fameux terroirs de graves. Cette concomitance trouvera une première reconnaissance avec le célèbre classement de 1855 distinguant, entre autres, 21 Grands Crus Classés dans l’appellation Margaux.

Un siècle plus tard, naissent l’appellation
d’origine contrôlée Margaux
et le Syndicat Viticole, nouvelle étape
de la quête de l’excellence.

L’A.O.C Margaux, la plus grande des 6  appellations communales du Médoc, s’étend sur 5 communes :
Margaux, Soussans, Arsac, Labarde et Cantenac. Différente par la taille, elle l’est aussi par son exceptionnelle variété car on trouve en ses terres toute la gamme des crus, du premier Grand Cru Classé au cinquième sans oublier les incontournables Crus Bourgeois et les authentiques Crus Artisans.




Les cépages >
majorité de cabernet-sauvignon,
forte quantité de merlot,
petite proportion de cabernet franc,
traces de petit verdot et de malbec.



Quelques chiffres clés
Superficie: 1488 hectares
(8,5 % du vignoble médocain)
Production moyenne :
9 millions de bouteilles
Viticulteurs :
74 indépendants

Si pauvre et pourtant si féconde
Le terroir de Margaux est caractérisé par des dépôts fluviatiles successifs du quaternaire qui reposent sur un soubassement tertiaire à dominante calcaire. Organisés en série de croupes façonnées par l’érosion, ces sols, à dominante graveleuse, s’abaissent progressivement vers le fleuve. Les graves, souvent épaisses de plusieurs mètres, sont constituées de graviers et galets de tailles diverses, enrobés dans une matrice sableuse plus ou moins argileuse. Un sol pauvre, laissant échapper l’eau et une vigne profondément enracinée.

Voile est levé sur un des fabuleux secrets de fabrication des grands vins médocains.
À ceux qui croient encore que les très bons vins ne peuvent se faire qu’à une altitude comprise entre 100 et 300 mètres, les plateaux de Margaux peuvent aisément leur prouver le contraire. Perchés, pour certains, à une hauteur de… 15 mètres, ils produisent pourtant quelques-uns des meilleurs vins du monde et concentrent le plus grand nombre de Crus Classés en 1855 de tout le Médoc.

Féminine par essence
voluptueuse pour les sens
Vins délicats au charme incomparable, les Margaux puisent leur « féminité » et leur générosité unanimement reconnues dans ce sol maigre si particulier. Harmonie des parfums fruités, élégance des arômes, les vins de cette terre offrent une palette extraordinaire de bouquets s’exprimant différemment d’un château à l’autre. Subtils et veloutés, les Margaux savent allier richesse en tanins et infinie souplesse. Un savant mélange qui leur permet de merveilleusement vieillir et de révéler, grâce à la magie du temps, des goûts exceptionnels aussi fins que variés.
 
Production
Selon le décret du 10 Août 1954, les vins de l’AOC Margaux doivent :
> provenir des zones délimitées par le décret.
> satisfaire à des conditions de production précises : encépagement, minimum de sucre, degré (10,5°acquis), rendement limité (révisé chaque année).




 
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