Les cépages >
majorité de cabernet-sauvignon,
forte présence de merlot,
faible présence de cabernet franc,
traces de petit verdot.



Quelques chiffres clés
Superficie: 1217 hectares
(7 % du vignoble médocain)
Production moyenne :
8,2 millions de bouteilles
Viticulteurs : 88
(54 coopérateurs
et 34 indépendants)

PAUILLAC
On dit que le fleuve a créé Pauillac. Mais sans ses sols extraordinaires, l’appellation n’aurait sûrement pas hérité d’une si belle et séculaire notoriété.

De la hache en bronze à la bouteille en verre, Pauillac vit au rythme des marées.
Dès l’Antiquité, Pauillac, tourné vers le fleuve, établit une florissante activité portuaire liée, dans les premiers temps, au commerce du bronze. Fabuleux lieu d’échanges, l’appellation commence ainsi à vivre au gré des accostages et des exportations. La vie maritime s’épanouit et façonne les marins les plus habiles et les plus expérimentés du pays.
Au milieu du xiiie siècle, les premières vignes font leur apparition. Les plantations s’étendent progressivement jusqu’au xviiie siècle, date clé qui marque le début de la grande viticulture médocaine. L’évolution est ensuite rapide. Les constructions se multiplient, les techniques s’améliorent, tout concourt au grand essor de la vigne.
Pauillac devient, naturellement, le plus important port des vins du Médoc, véritable porte d’entrée et de sortie de toute la production vinicole. Le début du xixe siècle voit l’arrivée des négociants et des courtiers et avec eux l’apogée commerciale des vins de Pauillac.


D’une sirène à l’anatomie rêvée, Pauillac en emprunte les courbes harmonieuses
Le territoire de Pauillac jouit d’un modelé de croupes de graves garonnaises particulier et reconnaissable. Le moutonnement et le nombre important des croupes confèrent au paysage une morphologie unique et propice à la naissance d’une viticulture de très haute qualité. Les terres extrêmement maigres mais si bien adaptées à la viticulture illustrent, appliqué à la vigne, le célèbre diktat : « il faut souffrir pour être belle ». La vigne souffre de la pauvreté du sol mais porte de magnifiques grappes de raisins. Composée principalement de nappes d’alluvions günziennes, l’AOC compte quelques bases rocheuses de calcaire éocène et de nombreux points et cours d’eau. Idéalement drainées, parfaitement constituées, les terres de l’appellation réunissent de formidables conditions de création vinicole.

Voyage au cœur des mystèrieuses saveurs
Si les vins de Pauillac s’exportent aussi bien à travers le monde, c’est qu’ils laissent découvrir, à chaque rencontre, un peu plus de leur complexité sans dévoiler le secret du mariage de leur délicatesse et de leur force. Chaque gorgée est une nouvelle aventure sensorielle et l’amateur succombe tantôt à la sève fine et distinguée tantôt au pouvoir corsé des tanins. Doté d’une robe de beau velours rubis aux reflets ambrés par le temps, le vin de Pauillac demande de la patience et ne révèle que peu à peu son tempérament et son délicieux et complexe bouquet.
Terre qui a vu naître de nombreux Grands Crus Classés en 1855, l’appellation Pauillac est une destination de rêve pour tous les amoureux des grands vins.

La production
Selon le décret du 14 novembre 1936, les vins de l’AOC Pauillac doivent :
- provenir de la commune de Pauillac et de quelques parcelles bien déterminées des communes de Cissac, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Saint-Sauveur, mises à part « les parcelles situées sur alluvions modernes et sables, sur sous-sols imperméables. »
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement, minimum de sucre, degré (10,5° acquis) rendement limité (révisé chaque année).



 
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