Moulins et légendes
On raconte que Moulis tient son nom de la présence de moulins sur son territoire. Une légende dit aussi qu’en compétition avec Rome, elle a failli être le siège de la Chrétienté.
Le développement du vignoble est attesté dès le XIIIème siècle et l’on sait que la vigne fut établie à Moulis dès le Moyen-âge par les propriétaires féodaux et par une communauté religieuse dont l’église romane atteste l’existence et l’importance.
Mais la réputation des vins de Moulis s’établit dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, dans le sillage des grandes appellations de la région du Haut-Médoc, avec la politique du libre-échange du Second Empire et les relations privilégiées entre Napoléon III et la Reine Victoria.
Au cœur du Médoc, l’appellation Moulis-en-Médoc se situe entre les deux grands axes de pénétration de la presqu’île médocaine. A la fois proche et à l’abri des grands passages, elle a su profiter de cette situation discrète et privilégiée.
Le terroir
À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde.
On y rencontre une diversité exceptionnelle de terroirs complémentaires, des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilocalcaire, qui a fait dire aux spécialistes que Moulis est “un formidable concentré du Médoc viticole”.
La dégustation
Dès les premières années de leur vie, les vins de Moulis allient une grande finesse à une intense générosité. Ils atteignent leur plénitude après sept à dix années. Puis, leur force tannique leur permet de supporter avec bonheur le poids des ans.
Belle robe rubis dense et profonde, bouquet élégant ou nuances aromatiques complexes et puissantes, très belle structure, longueur en bouche étonnante, caractérisent le charme de ces vins.
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